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Mot du président

 En 2005, 60 ans après l’inauguration du lycée en baraques sur la place de l’Harteloire, entourée des ruines de la ville anéantie, Claude Spagnol, Jean-René Berthemet, encouragés par le souhait d’Edouard Landrain, député de Loire-Atlantique, lancent l’initiative de la création d’une association des anciens élèves de cet établissement hors normes.

Un article dans le Télégramme, l’exploitation d’une première liste établie en faisant appel aux souvenirs de quelques-uns uns, permirent de réunir en assemblée générale constitutive, le 30 septembre 2005, une soixantaine de membres.

 Depuis, l’organisation de deux sorties, l’une en avril 2006 à Kerhuon, l’autre en août au Faou, à laquelle ont pu se joindre des anciens ayant quitté la région, mais qui lui restent fidèle pour la période estivale, ont permis d’élargir le recrutement et de tracer un programme d’actions dans lesquelles l’association pourrait s’impliquer, conformément à ses statuts.

Mais l’association dont le but est la convivialité retrouvée, ne sera active et vivante que si ses différents membres sont prêts, notamment à partir de ce site informatique, à apporter leur contribution à cet intérêt de se retrouver et d’échanger  les souvenirs communs malgré le temps qui nous a séparé.

 

 

 

 

 

 

                                 Albert LAOT

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Conseil d'admin

Président: Albert Laot
Vice-président: Claude Spagnol
Secrétaire: Yvette Prigent
Trésorier: René-Louis Guiavarch
Trésorier adjoint:: Jean-René Poulmarc'h
Courrier: Annick Blaise
Membres:
Jean-Noël Berthemet
Daniel Gravot

René L'hostis
Bernard Oliveau
Michelle Péron-Pochet
Jeanne Romeur

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 14:38

Daniel MOYSAN : Jean Ménez mémoires de captivité 1943-1945

 Paris Thélès 2007 179 p.

 

Daniel Moysan, adhérent à notre association et qui est par ailleurs maire de Crozon, a su convaincre Jean Ménez, ancien boulanger de Morgat, de nous livrer sa descente aux enfers, lors de ses séjours dans les camps de concentration nazis. En 1943, âgé de 20 ans, arrêté par la Gestapo qui le soupçonnait, sur dénonciation, de participer à un réseau de passage vers l’Angleterre, il est détenu à Pontaniou à Brest, torturé dans les locaux de l’école Bonne nouvelle réquisitionnée par les allemands, puis déporté à Buchenwald, Flossenbürg et enfin Hradistko en Tchécoslovaquie.

Soixante-six ans se sont écoulés, dans une Europe aujourd’hui apaisée, mais il est souhaitable qu’un tel témoignage soit mis en valeur, afin que les jeunes générations, qui n’ont rien su de cette barbarie inhumaine, réfléchissent aux conditions qui ont conduit des hommes à dénier toute dignité à leurs semblables, et se préoccupent des actions nécessaires pour éviter le retour de telles atrocités.

L’auteur a su recueillir dans les meilleurs conditions les souvenirs extraordinaires de Jean Ménez qui, comme beaucoup de déportés n’a pas voulu, pendant des années décrire l’indicible qu’ils avaient vécu. Avec une justesse de ton remarquable, il a retranscrit la pudeur et la sérénité avec lesquelles il évoque cette sauvagerie inouïe, dans le souci de rendre  hommage à ses compagnons d’infortune qui ne sont pas revenus, de sortir les faits de l’oubli, tout en choisissant le pardon plutôt que l’esprit de vengeance.

Un très beau témoignage qui se situe au niveau des écrits de Primo Levi.

 

Albert LAOT

 

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